Jeux Xbox Series X

Mea Culpa – The Outer Worlds

En fait, c’est plutôt cool !

Tout a commencé un jour d’octobre 2019. Seul, dans ma chambre à coucher riquiqui ; les genoux collés à mon téléviseur, je lançai pour la première fois, sur ma Xbox One X déjà fort bien fatiguée, The Outer Worlds, le dernier RPG des californiens d’Obsidian, connus également pour le génial Fallout: New Vegas ou encore la série Pillars of Eternity censée raviver à l’époque la flamme du C-RPG. Alors, est-ce l’excès d’optimisme qui me caractérise ou simplement ma naïveté maladive qui me caractérise aussi qui ont joué sur mon appréciation générale du jeu ? Sans doute un peu des deux. En tout cas, le premier contact avec le dernier bébé du studio fut froid sinon glacial…

Il faut dire que je n’ai pas été très malin. Je sortais effectivement d’une quarantaine d’heures sur Fallout 4 qui, je pense que l’on sera tous d’accord là-dessus, reste un jeu formidable malgré ses nombreux défauts : affrontements mous du genou, une écriture franchement en deçà de ce à quoi la série nous avait habitué jusque là, une IA à la rue, les bugs encore trop nombreux, instabilité, etc… Bref, je n’ai pas retrouvé le charme du titre de Bethesda dans celui d’Obsidian. Le ton « décalé » de son univers m’apparaissait tout au plus fade sinon un brin désuet. Je n’ai pas non plus retrouvé la « patate » que les armes peuvent avoir dans Fallout 4. L’immersion n’est pas vraiment au rendez-vous car handicapée par un level design vieillot et étriqué. Puis, il ne faudrait pas oublier d’évoquer les performances plus que discutables sur One X. Le jeu a beau faire partie du programme « Xbox One X Enhanced » de Microsoft, il se révèle finalement être moche et, en plus, en 30 images par seconde. Des performances et un rendu que je trouve inacceptable sur une machine payée $600 (hors taxes !!!) à sa sortie. D’autant que l’on parle d’un jeu estampillé Xbox Game Studios… La coupe était pleine. C’est donc avec amertume que j’ai quitté The Outer Worlds sans vraiment lui avoir laissé une chance de me convaincre de rester dans son univers à la fois froid et décalé. Ce n’est pas faute d’avoir essayé d’y replonger plusieurs fois par la suite, en vain.

Puis, c’est l’autre jour, en le voyant en promotion sur le Microsoft Store, que je m’y suis intéressé de nouveau. Entre temps, j’ai pu explorer d’autres types d’univers tous plus variés les uns que les autres ; que ce soit sur consoles ou PC. $40…ma foi, pourquoi pas ? Je l’ai donc pris sur PC (vive les 60 fps !!!) et, je dois dire que j’ai été le premier surpris en voyant que j’ai tout de suite accroché. J’ai immédiatement adhéré à sa simplicité et son écriture habile qui emmène le joueur entre le malaise et l’hilarité. Les combats m’ont apparu beaucoup plus nerveux que dans mes souvenirs. La conception des niveaux donne parfois l’impression de faire du retrogaming mais, au fond, c’est peut-être aussi un peu pour ça que je l’apprécie. Puis, j’ai apprécié l’aisance avec laquelle The Outer Worlds permet de gérer son inventaire, ses perks, ses acolytes, etc… Les PNJ ont, à première vue, une plus grande épaisseur que chez son cousin. Ils n’hesitent pas à vous donner leur avis et à réagir à vos actions de façon plus organique que ce que j’ai pu voir dans Fallout 4. On sent bien que les équipes de Feargus Urquhart (le PDG et fondateur d’Obsidian Entertainment) se sont posé la question de ce qui est essentiel dans un RPG et de ce qui ne l’est pas. Finalement, on peut définir The Outer Worlds assez simplement : c’est la synthèse de ce qui se fait depuis plus de 10 ans en matière de RPG à la première personne à qui l’on aurait soustrait tous les aspects chiants qui caractérisent le genre (la gestion d’inventaire et les déplacements à rallonge notamment). Je n’en suis qu’à 5 ou 6 heures de jeu à l’heure où j’écris ces lignes mais, selon ce que l’on peut lire çà et là, la durée de vie avoisinerait la vingtaine d’heures. Ce qui est une raison de plus pour se pencher sur ce titre si, comme moi, vous en avez marre de devoir passer des dizaines et dizaines d’heures dans un seul et même univers.

UN FALLOUT UN PEU « CHEAP » MAIS EFFICACE

The Outer Worlds ne sera sûrement pas votre jeu de l’année ni encore moins votre jeu préféré. Mais, ne pas s’y essayer serait louper une occasion de jouer à un RPG léger et sans prise de tête. Loin de l’immersion proposée par son cousin Fallout, le titre d’Obsidian propose, lui, une formule édulcorée et efficace qui plaira autant aux aficionados du genre qu’aux nouveaux entrants. Puis, on ne va pas se mentir, alors que la mode actuelle prône une durée de vie tirant aujourd’hui vers la centaine d’heures, ça fait franchement du bien de se retrouver sur un jeu dont on aura l’occasion de voir, un jour, le générique de fin.

The Outer Worlds est disponible sur Xbox One, PS4, Switch et PC au tarif conseillé de $79.99 (70 €). A noter qu’il est également disponible via le Xbox Game Pass (console et PC) contre un abonnement au tarif variable.

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