Xbox Series X

Focus – La Xbox Series X rend meilleurs les jeux d’hier et d’aujourd’hui en attendant ceux de demain

L’attente fut plus longue pour certains que pour d’autres. Pour les possesseurs de Xbox One Fat ou Xbox One S, elle a semblé durer une éternité. Pour les possesseurs de Xbox One X, dont je fais parti (el famoso Project Scorpio), on sentait tout de même que certains jeux commençais à tirer la langue avec, pour cause, la course à la 4K. Cette pression mise par les constructeurs depuis des années pour afficher la résolution la plus haute sur leur machine pour être défini comme LE standard de la génération.

C’est dans ce contexte de course à l’armement technologique que cette génération s’est lancée. Avec les 4K, 8K, 120 FPS et autres ray-tracing, les arguments techniques, souvent fallacieux, étaient de sortis et nous ont été resservis pendant des mois et des mois au point d’en faire une indigestion. Le principal étant l’expérience finale proposée par la console.

En ce point, la Xbox Series X commence très fort avec son packaging. En effet, à l’image de la console, on a ici affaire à un carton très compact et lourd avec d’un côté l’illustration officielle de la console et, de l’autre, un keyart de Halo Infinite qui aurait du être LE jeu de lancement de la console avant son report il y a de cela quelques mois. Ensuite, en plus d’être extrêmement robuste, le coffret est scellé par des autocollants à languette permettant une ouverture accessible, et surtout sans accessoires, du carton. Ces autocollants ont été une grande et belle surprise pour moi car, en tant que dingo des emballages, j’ai bien les garder aussi authentiques que possible, donc j’ai tendance à décoller les étiquettes au lieu de les couper ce qui peut, parfois, engendrer des accidents de type « couche supérieur de carton qui part avec l’étiquette ». Ici, pas de problèmes de ce type. Les autocollants, bien que très résistants n’ont pas arraché un seul millimètre carré de carton ni laissé de trace de colle. Je suspecte Xbox d’avoir passé un temps certains à la recherche de ces fameux autocollants.

Une fois le carton ouvert, on se retrouve face à une console et des accessoires extrêmement bien emballés. La console nous fait face directement, tandis que les accessoires sont rangés dans deux compartiments, eux-aussi, directement accessibles. La console en elle-même est aussi très bien conçue. Bien plus lourde qu’imposante, elle donne une véritable impression de qualité et de solidité. De plus, l’aération située tout en haut de la machine et encore plus impressionnante en vrai. Bien que je m’attendais à un ventilateur d’un calibre certains, j’ai quand même été surpris par la taille du monstre. Spoiler, la console est inaudible pour l’instant, peu importe le jeu testé. Bref, pour quelqu’un comme moi, c’est de l’excellent travail donnant une chouette première impression en attendant de, enfin, démarrer la machine.

Lorsqu’on boot la console pour la première fois, les utilisateurs de Xbox One ne seront en rien perdu puisque l’interface de la console a été mise à disposition de tout les utilisateurs Xbox il y a de cela quelques semaines déjà. Il suffit de rentrer ses identifiant Microsoft et d’importer tous les settings reliés au compte pour bénéficier d’emblé de toute les paramètres auxquels nous sommes habitués. La transition se fait tout en douceur. Trop surement, car à moins de lancer un jeu récent optimisés pour des performances next-gen, on n’a pas l’impression d’avoir en main la dernière née de chez Xbox. Surtout que les premiers instants de vie de la machine vont être purement et simplement dédiés au transfert des jeux vers le SSD de la console pour bénéficier d’une expérience optimisée. En l’occurrence, la surprise ici a été de voir qu’il ne servait à rien de stocker les jeux optimisés sur un disque dur externe pour les transférer puisqu’il ne s’agissait tout simplement pas de la version next-gen qu’il faut inévitable télécharger de A à Z. Bonjour donc les heures de téléchargement pour Watch Dogs Legion, Assassin’s Creed Valhalla, Gears 5, Gears Tactics ou encore Forza Horizon 4.

En revanche, dès lors que l’on lance un jeu directement depuis le SSD, même un jeu non-optimisé, la différence est palpable et un retour en arrière est tout simplement inenvisageable. Pourquoi ? Tout simplement car accéder au gameplay d’un Destiny 2, d’un Warframe, d’un No Man’s Sky ou encore d’un Marvel’s Avengers en une poignée de seconde au lieu de patienter plusieurs minutes est une expérience incomparable pour ces jeux qui sont réputés pour leurs temps de chargement infiniment longs. Il en va de même pour les jeux old-gen dont le framerate pouvaient être mis à mal (même sur Xbox One X) comme, encore une fois, Marvel’s Avengers. Le framerate maximum est ici maintenu en tout temps alors qu’il avait tendance à chuter de moitié sur l’ancienne génération. La console agit indéniablement comme un game saver en attendant l’optimisation next-gen à venir de ces jeux.

Parmis tout les titres de lancement et optimisés, le fer de lance est bien sûr Assassin’s Creed Valhalla en l’absence d’Halo Infinite. Sur ce jeu, le gap générationnel est vraiment visible . Je n’ai pas testé le jeu sur ma Xbox One X, qui prend un repos bien mérité, mais par rapport à Assassin’s Creed Odyssey, le jeu a fait un vrai bon en avant techniquement. Les textures sont bien plus fine que par le passé et, surtout, le jeu s’affiche en 60 images par seconde au lieu des 30 fps traditionnels. Je ne m’attarderai pas plus sur ce jeu, ne l’ayant pas fini mais il donne, je l’espère, un avant goût savoureux de ce que cette nouvelle génération nous réserve. Car au final, maintenant que les consoles sont là, on n’attend plus que ça : les vrais jeux next-gen.

Il faut bien comprendre par là « des jeux pensés pour la next-gen avant tout ». Car si les Gears 5, Gears Tactics, Forza Horizon 4, Ori 2 bénéficient de belles optimisations, ce sont des jeux déjà sortis il y a quelques mois (voir même 2 ans dans le cas de Forza Horizon 4). Le confort apportés à ces jeux est indéniable et très appréciable. Forza Horizon 4 est plus beau et plus fluide que jamais en plus de voir ses temps de chargement presque réduits à néant, Gears 5 et Gears Tactics sont toujours aussi impressionant mais malgré tout, rien ne remplace la nouveauté sur une nouvelle machine. C’est ainsi que les jeux qui ont rythmés ma semaine de lancement (en attendant de recevoir mon exemplaire d’Assassin’s Creed) ont été la dernière très bonne extension de Destiny 2 et les excellents Planet Coaster et Tetris Effect Reloaded sur lesquels j’ai déjà passé un temps fou. Et dire que je n’ai pas encore lancé ni Yakuza 7, ni Watch Dogs Legion ou que je n’ai pas pu me procurer Dirt 5, que Immortal Fenix Rising et Cyberpunk vont bientôt pointer le bout de leur nez, tout comme les optimisations de Madden NFL 21 et Destiny. Malgré un catalogue qui ne paye pas de mine, mon catalogue de nouveaux jeux est, paradoxalement, plein à craquer.

En terme de services, la Xbox Series X, fait encore une fois dans le classique en reprenant les acquis de la Xbox One. Ceci dit, on y retrouve tout de même une nouveauté : le Quick Resume. Cette fonction, pour le peu que j’ai pu en voir est un véritable game changer. Pouvoir switcher, à la volée entre plusieurs jeu sans temps de chargement, juste le temps de lancer l’application, est un plus indéniable. Il ne s’agit pas là de dire que cette fonction s’adresse aux jeux que l’on picore. On peut très bien jouer, par exemple, faire une session de Planet Coaster ou Ori 2 l’après-midi et, le soir venu, lancer un autre jeu. Et bien, lorsqu’on voudra relancer Planet Coaster, celui-ci, se relancera directement là où on l’avais arrêté sans avoir besoin de passer par la séquence de lancement, le menu principal ou l’écran de chargement du jeu. C’est vraiment très impressionnant. Cependant, la feature reste à peaufiner pour rendre l’expérience utilisateur parfaite. Par exemple, il faudrait pouvoir savoir quels jeux ne sont pas compatibles avec cette feature ou quels sont les jeux qui sont présentement stocké dans le Quick Resume. Je pense que les prochaines mises à jour de l’OS vont être très intéressantes à suivre pour tout ce qui concerne l’amélioration de l’expérience utilisateur.

De son côté, la manette fournie avec la console est ni plus, ni moins que l’évolution logique de la manette 2.0 de la Xbox One. En effet, bien que visuellement très ressemblante, celle-ci embarque assez d’ajustement pour que le feeling soit différent dès les premières secondes d’utilisation. Avec un gabarit peu plus petit, des boutons de tranches retravaillés, le même plastique utilisé partout sur la manette, le grip sur les poignées et les gâchettes, un port USB-C en lieu et place du port micro-USB et le bouton de capture, l’expérience globale est très satisfaisante et il est juste impossible de revenir en arrière. Ça tombe bien, car les batteries des manettes Xbox One sont 100% compatibles avec les manettes Xbox Series X, il n’est donc pas nécessaire de repasser à la caisse pour de nouvelle batterie. La continuité promise est bel et bien là

Vivement les vraies expériences next-gen !

J’ai aimé :

  • Le packaging exceptionnel
  • Un bel objet bien fini
  • La manette au top
  • Les jeux d’hier et d’aujourd’hui n’ont jamais été aussi agréables à jouer
  • Les longs temps de chargement sont de l’histoire ancienne
  • Le Quick Resume
  • Pour l’instant ultra silencieuse
  • Le Xbox Game Pass comme pourvoyeur de jeux

Je n’ai pas aimé :

  • Ça manque quand même de vraies expériences next-gen
  • Peu de nouvelles features pour l’OS de la console

Après deux semaines d’utilisation, la Xbox Series X a réussi à s’imposer comme mon nouveau standard sans pour autant bousculer mes habitudes. En reprenant presque trait pour trait les fonctions de la Xbox One, la Series X se place dans la continuité de l’expérience utilisateur évolutive de marque mise en place depuis de nombreuses années déjà. Bien qu’on déplore un manque de nouvelles d’exclusivités de lancement vraiment forte comme aurait pu l’être Halo Infinite, le back-catalogue exclusif, le Xbox Game Pass et le nouveau catalogue tiers est assez fourni délivre assez de contenu pour passer des semaines, voire des mois, à jouer sans manquer de jeux à se mettre sous la dent. Cependant, il ne faudra pas trop tarder à délivrer du nouveau contenu car, malgré, les belles promesses entrevues avec, notamment, le Quick Resume, la machine possède quelques axes d’amélioration sans lesquels l’expérience next-gen n’est pas encore tout à fait au rendez-vous en dehors de quelques rares jeux. La continuité voulue par Xbox est en soit, louable, cependant, il faut faire attention à ce que celle-ci ne se retourne pas contre eux et contre ses utilisateurs.

Petit bonus, une vidéo unboxing :

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :